L’identité de Libercourt est sans conteste façonnée par l’écrin de verdure dans lequel elle s’inscrit. C’est d’ailleurs, dès les entrées de ville, ce qui interpelle les visiteurs. Notre territoire est ainsi composé d’un coeur urbain enlacé par deux poumons verts, les bois de l’Emolière et de l’Epinoy. Notre ville a ainsi pris vie dans un environnement d’exception qui fait la fierté de Libercourt et de ses habitants.

Le bois de l’Emolière

Le bois de l’Émolière s’étend sur deux communes :

Wahagnies, dans le Nord, pour une surface d’environ 30 hectares et Libercourt, sur environ 14 hectares. Il s’agit d’un boisement plutôt ancien, de type chênaie, composé essentiellement  d’essences régionales dont on note parfois de très gros sujets, surtout pour le chêne pédonculé. On rencontre également le charme, le bouleau, le frêne ou encore l’érable sycomore. Un grand nombre d’arbres à cavités sont présents, pour la plupart creusés par la grande variété de pics fréquentant le site. En début d’année, on y entend régulièrement le martèlement des cinq espèces régionales, comme le pic vert, le pic épeiche, le pic épeichette, mais surtout les rares pics noirs et pics mars. Les rapaces en vol sont facilement visibles à la lisière du bois, le jour pour le faucon crécerelle, l’épervier d’Europe et la buse variable ou à la tombée du jour pour la chouette hulotte, dont le chant se fait entendre toute la nuit vers les mois de février et mars.

Les mares présentes sur le site accueillent la grenouille rousse, le crapaud commun, ainsi que les tritons alpestres, pour leur reproduction. En se baladant calmement, les mammifères comme le chevreuil et l’écureuil roux sont très facilement observables. Le bois de l’Émolière est particulièrement agréable au printemps lorsque le sol se pare de sa livrée bleue au moment de l’émergence de la jacinthe des bois. Le raifort, l’ail des ours et le maïenthème à deux feuilles, espèce protégée au niveau régional, font partie de la flore intéressante de ce boisement.
Enfin, lors de la période estivale, de nombreux insectes viennent compléter la faune de ce site, avec notamment un cortège important de libellules (aeschnes, agrions…) et papillons (machaon, aurore, belle dame, thécla…) qui fréquentent les lisières et la clairière intra-forestière.
Toute proche, la base de loisirs de l’Emolière offre un lieu idéal de balade et de détente. Ses deux étangs font le bonheur des pêcheurs et des amoureux de nature.

Le bois d’Epinoy 

Le bois d’Epinoy est d’ailleurs classé Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique.

L’Espace Naturel Sensible du bois d’Epinoy qui s’étend sur 106 hectares est un coeur de nature exceptionnel dans la matrice urbaine et agricole de l’ex-bassin minier, en témoigne la présence du terril 115. Il accueille une importante biodiversité qui pro te de la richesse des milieux naturels : vieille chênaie-charmaie, terril, étangs, roselières, mares, prairies humides.
Des différents observatoires, ainsi que du belvédère, il est possible d’admirer cette nature ainsi que les traces du riche passé historique du territoire minier. En fonction des saisons, les espèces animales s’installent et l’on peut apercevoir vaches Highland, mésanges, rouges-gorges, pics et autres oiseaux des bois. Les rapaces tels que les faucons, buses, bondrées, éperviers y trouvent également un environnement idéal. Le chant des grenouilles vertes et rousses au niveau des étangs est assourdissant, tout comme celui de l’alouette des champs sur le terril...

La variété végétale s’épanouit aussi pleinement dans les sous-bois avec les perce-neige, les jacinthes des bois ou encore les anémones sylvie.
A la fin du printemps et durant l’été, le terril se pare de différentes couleurs au niveau des prairies fleuries à mélilots, luzerne, anthyllide et sainfoin. Enfin, le début de l’automne est l’occasion d’apprécier les couleurs changeantes des feuillages des chênes, charmes, hêtres, noisetiers et autres espèces d’arbres à découvrir !
L’hiver, le grand étang est envahi par les foulques macroules, tandis que les hérons commencent à s’installer dans leurs nids pour y nicher.